Outil de diagnostic

Loi intégrale VSS : quelles obligations pour votre organisation ?


Ce texte de loi n'est pas encore voté.

  • Déposée à l'Assemblée nationale le 11 août 2026 : « proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants », n° 3106, 69 articles.
  • En commission spéciale depuis le 7 septembre 2026 : auditions, puis examen des articles et des amendements.
  • En séance publique à partir du début du mois d'octobre 2026. Le gouvernement en a fait le premier texte inscrit à l'ordre du jour après l'ouverture de la session ordinaire, le 1er octobre.
  • Aucune date de vote n'est fixée à ce jour. La procédure accélérée a été annoncée, soit une seule lecture par chambre, avec pour objectif une adoption définitive avant la fin de la session parlementaire, en février 2027. L'examen du budget, du 12 octobre au 15 novembre, resserre ce calendrier.
  • D'ici là, les articles peuvent être modifiés, supprimés ou renumérotés, et plusieurs mesures attendent des décrets d'application.

Contenu juridique arrêté au 7 septembre 2026, d'après le texte déposé. Nous actualisons cet outil à chaque étape du parcours parlementaire.

Sept questions sur votre structure, et vous obtenez la liste des obligations qui vous concerneraient si la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles était adoptée en l'état, avec les articles de référence et ce qu'il est utile de préparer dès maintenant.

Vos réponses restent dans votre navigateur. Elles ne sont ni envoyées, ni enregistrées, ni transmises à Hally, et disparaissent dès que vous fermez la page.

Nature de votre structure
Effectif
Situations particulières

Cochez ce qui s'applique. Ces cas déclenchent des obligations supplémentaires.

Avez-vous aujourd'hui un référent violences sexistes et sexuelles ?
Votre évaluation des risques mentionne-t-elle explicitement ces violences ?

Document unique dans le secteur privé, document d'évaluation des risques professionnels dans le secteur public.

Disposez-vous d'un protocole écrit de signalement et d'enquête interne ?
Vos encadrants sont-ils formés à ces situations ?

Les obligations de la loi intégrale VSS, secteur par secteur

Le diagnostic ci-dessus établit votre situation précise. Voici, en résumé, ce que la proposition de loi n° 3106 changerait pour chaque type d'organisation. Toutes ces dispositions sont écrites au conditionnel : le texte n'est pas voté.

Obligations des entreprises

Une entreprise de droit privé serait concernée par cinq blocs d'obligations. Le référent violences sexistes et sexuelles deviendrait obligatoire dès 50 salariés, contre 250 aujourd'hui, avec un droit à formation financée par l'employeur (article 42). L'enquête interne serait encadrée par dix obligations de procédure, dont la remise du rapport à la victime présumée comme à la personne mise en cause, sous peine d'une pénalité pouvant atteindre 1 % de la masse salariale (article 44). L'information des salariés porterait sur cinq points précis, et prendrait la forme d'une formation obligatoire pour les encadrants au-delà de 250 salariés (article 41). Ces violences devraient figurer nommément dans le document unique d'évaluation des risques. Enfin, un congé rémunéré d'au moins dix jours serait ouvert aux salariés victimes de violences (article 46).

Nos accompagnements pour les entreprises

Obligations des universités et des écoles

Un établissement d'enseignement supérieur cumulerait deux régimes. Comme employeur, il relèverait du code général de la fonction publique s'il est public, du code du travail s'il est privé : référent, enquête encadrée, information des personnels et congé pour les victimes. Comme établissement, il serait concerné par l'article 39, qui ouvrirait la composition des sections disciplinaires à un tiers de représentants du personnel enseignant et des usagers, permettrait à la personne concernée de saisir directement la section disciplinaire sans passer par la présidence, et de demander la récusation d'un membre. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles serait inscrite dans les missions du service public de l'enseignement supérieur. Les établissements privés doivent vérifier leur inclusion dans le champ de ces articles, qui visent les établissements publics.

Nos accompagnements pour l'enseignement supérieur (ESR)

Obligations du service public

Un employeur public serait soumis à un régime parallèle à celui du privé, inscrit dans le code général de la fonction publique. L'enquête administrative serait encadrée par les mêmes dix obligations de procédure, avec une pénalité plafonnée à 1 % de la rémunération brute annuelle globale (article 44). Tout agent aurait le droit de consulter un référent, sans condition d'effectif (article 42). Une information sur la protection fonctionnelle serait due dès le premier signalement (article 45). Des autorisations spéciales d'absence de plein droit, jusqu'à dix jours ouvrables, seraient accordées aux agents victimes de violences, sans effet sur les congés annuels (article 46). La prévention de ces violences entrerait dans le champ de la négociation collective, sans que le texte la rende obligatoire.

Nos accompagnements pour le service public

Contrôle d'honorabilité : un périmètre large

Quel que soit le secteur, l'article 33 concernerait toute personne exerçant, à titre professionnel ou bénévole, de manière permanente, temporaire ou occasionnelle, une activité d'enseignement, d'animation, de surveillance, d'encadrement, d'accueil, de garde ou d'accompagnement auprès de mineurs ou de majeurs vulnérables. Au-delà du contrôle lui-même, le texte organiserait ses conséquences : une incapacité confirmée constituerait la cause réelle et sérieuse d'un licenciement, ou entraînerait une révocation dans la fonction publique.